Pourquoi les DRH investissent dans l’actualisation des compétences des aides-soignants ?
Entretien croisé avec Xavier Fleury et Karine Morin de l’IFSO
Dans un contexte de transformation rapide des pratiques de soin et d’évolution du référentiel des aides-soignants, de plus en plus d’établissements font le choix d’investir dans l’actualisation des compétences de leurs équipes.
Pour comprendre ce qui motive ces décisions, nous avons rencontré Xavier Fleury, directeur commercial et marketing de l’IFSO, et Karine Morin, ingénieure formation.
“On ne parle pas d’une formation de confort, mais d’un enjeu de qualité des soins”
Pourquoi cette formation « Actualisation des compétences AS » suscite-t-elle aujourd’hui autant d’intérêt du côté des DRH ?
Xavier Fleury :
Ce qui a changé, c’est le cadre. Depuis la réingénierie du diplôme d’aide-soignant, les compétences attendues ne sont plus les mêmes. On demande désormais aux professionnels d’être capables d’analyser une situation, d’identifier des risques, d’adapter leurs pratiques… Or, une grande partie des aides-soignants en poste aujourd’hui ont été diplômés avant cette évolution. L’actualisation devient un levier très concret pour aligner les compétences des équipes avec les exigences actuelles du soin.
Karine Morin :
Et les DRH l’ont bien compris. Ce n’est pas une formation “en plus”, c’est une réponse directe à une transformation du métier. On passe d’une logique d’exécution à une logique davantage réflexive et clinique.
“C’est un levier immédiat sur la qualité des prises en soin”
Concrètement, quels bénéfices observent les établissements ?
Karine Morin :
Ils sont très opérationnels. L’actualisation permet notamment :
- de mieux analyser l’état général d’un patient,
- de réagir en situation aiguë,
- et d’identifier les situations à risque dans l’accompagnement.
Ce sont exactement les compétences travaillées pendant la formation, organisée en trois modules ciblés.
Xavier Fleury :
Ce que nous disent les établissements, c’est que ça se voit rapidement sur le terrain.
On gagne en pertinence dans les transmissions, en coordination avec les IDE, et surtout en sécurité des soins.
“Harmoniser les pratiques, c’est aussi sécuriser les équipes”
Au-delà des compétences individuelles, quel impact sur les équipes ?
Xavier Fleury :
Un point clé pour les DRH, c’est l’harmonisation. Dans un même service, vous pouvez avoir des professionnels formés à des périodes très différentes. L’actualisation permet de remettre tout le monde au même niveau de référence, ce qui fluidifie énormément le travail collectif.
Karine Morin :
Oui, et ça joue aussi sur la posture. Les aides-soignants gagnent en légitimité, notamment dans :
- l’accompagnement des élèves en stage,
- le tutorat,
- la collaboration avec les infirmiers.
Ce sont des effets très concrets sur la dynamique d’équipe.
“C’est aussi un outil de fidélisation”
Est-ce que cette formation joue un rôle en matière RH plus large ?
Xavier Fleury :
Très clairement. Former ses équipes, c’est envoyer un signal fort : “On investit dans vous.” Dans un contexte de tension sur les recrutements, c’est un levier de fidélisation et d’engagement.
Karine Morin :
Et les professionnels le perçoivent comme une reconnaissance. Ils développent de nouvelles compétences, mais aussi une confiance renforcée dans leur pratique.
“Une formation courte, mais exigeante”
Comment se déroule concrètement l’actualisation des compétences AS ?
Karine Morin :
La formation est volontairement courte (3 jours) mais très structurée :
- un module sur le raisonnement clinique,
- un module sur les soins en situation aiguë,
- un module sur les situations à risque.
Chaque module est évalué à partir de mises en situation concrètes.
On est vraiment dans une logique de transfert direct sur le terrain.
“Les DRH cherchent des formations utiles, pas théoriques”
Pourquoi les établissements choisissent-ils l’IFSO pour cette formation ?
Xavier Fleury :
Parce qu’on est dans une approche très pragmatique.
Nos formations reposent sur :
- des mises en situation réalistes,
- une expertise historique du métier (plus de 50 ans),
- et une capacité à intervenir partout en France.
Et surtout, on a déjà accompagné plus de 700 aides-soignants dans leur actualisation.
Karine Morin :
Notre objectif n’est pas seulement de former, mais de sécuriser les pratiques professionnelles.
C’est ce que recherchent aujourd’hui les DRH : des formations utiles, concrètes, qui produisent un impact réel.
“Actualiser, c’est anticiper”
Si vous deviez résumer en une phrase pourquoi un DRH devrait engager cette démarche ?
Xavier Fleury :
Parce que ne pas actualiser, c’est prendre le risque d’un décalage entre les pratiques et les attentes du système de santé.
Karine Morin :
Et actualiser, c’est faire un choix simple : garantir des soins de qualité, aujourd’hui et demain.
À retenir pour les DRH sur la formation actualisation des compétences AS
- Un alignement avec le nouveau référentiel métier
- Un impact direct sur la qualité et la sécurité des soins
- Une harmonisation des pratiques au sein des équipes
- Un levier RH de fidélisation et de valorisation
- Une formation courte, opérationnelle et immédiatement utile
